Que les poissons vivent en milieu naturel ou qu'ils vivent en pisciculture, leurs ennemis sont les mêmes. L'un des plus importants, et souvent le plus sous-estimé, c'est la pollution. Entre autres, les pluies acides sont extrêmement meurtrières: elles mettent en péril les poissons dès les premiers jours suivant la ponte des oeufs! L'oeuf possède, en effet, une structure calcaire qui peu facilement être endommagée par l'acidité de la pluie. Et nous ne faisons pas état des chocs acides qui, lors de la fonte des neiges, peuvent aussi tuer un nombre considérable de jeunes poissons.
Plusieurs prédateurs naturels s'attaquent aussi aux poissons. Lorsque nous entendons le terme "prédateur", nous pensons à des oiseaux tels: le grand héron, le butor, la corneille, l'étourneau, le martin-pêcheur, le balbuzard ou encore, le hibou, mais nous devrions penser aussi à tous ces autres animaux quadrupèdes: la loutre, le vison, le raton laveur, l'ours et même le chat domestique!
N'oublions pas que l'homme peut aussi devenir un prédateur lorsqu'il abuse des capacités de reproduction d'un lac en le surpêchant ou lorsqu'il entrave le processus naturel de reproduction des poissons en détruisant les espaces naturels de frai (les ruisseaux de reproduction). Et rappelons aussi que les razzias faites dans les forêts environnant les lacs, il y a quelques années, ont tout autant leur part de responsabilité quant à l'acidulation(sic) de l'eau et la destruction de la faune aquatique.
Pour toutes ces raisons, la pisciculture constitue non seulement un moyen de production, mais aussi un moyen de sauvegarde de nombreuses espèces dont la truite mouchetée. En protégeant les oeufs et les jeunes poissons, la pisciculture atteind des taux de réussite de loin supérieurs à ceux de la nature. Certaines années, le taux se situe à 80% en pisciculture, contrairement à 1 ou 2% en milieu naturel.
D'ailleurs, les expériences menées depuis les 20 dernières années
avec les zones d'exploitations contrôlées (Z.E.C.) nous permettent
d'affirmer que les possibilités de restauration des frayères, par des
méthodes mises au point avec le Ministère de l'Environnement et de la
Faune du Québec, sont prometteuses. La réintroduction d'oeufs en
frayère, sur tapis ASTROTUFF, donne de très bons résultats et permet
de redonner à un lac détruit ou épuisé un nouveau regain de vie et ce,
pour le plus grand plaisir des pêcheurs sportifs.
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