De nouvelles données placent l'astronomie canadienne au premier rang

Depuis la construction du télescope Plaskett de 1.82m à Victoria, par le gouvernement fédéral en 1918, le Canada jouit d'une réputation d'excellence. Ce télescope, le plus grand du monde pendant quelques mois à son époque, a propulsé le Canada dans l'ère de l'astrophysique moderne. En 1935, le Canada a aussi complété la construction du télescope de 1.88m de l'Observatoire David Dunlap, le deuxième télescope en importance à cette époque.

Il faut attendre la construction du télescope Canada-France-Hawaii de 3.6m en 1979 avant que le Canada participe à une autre entreprise astronomique d'envergure internationale. En 1988, le Canada s'est joint au consortium du Télescope James Clerk Maxwell, un télescope qui observe dans le domaine radio à haute fréquence. Depuis quelques années, le Canada participe à l'aventure des grands télescopes de 8m Gemini situés à Hawaii et au Chili.

L'Institut pour l'information scientifique (Institute for Scientific Information - ISI) est un leader mondial dans la mesure de l'impact des recherches scientifiques par le biais des statistiques des citations. Le principe à la base de cet indice des citations est que des chercheurs réfèrent préférablement aux travaux antérieurs d'autres chercheurs si ceux-ci sont directement reliés à leur propre recherche. Un indice élevé pour un article de recherche signifie qu'un plus grand nombre de chercheurs considèrent que cet article est significatif et a eu plus d'impact dans un domaine donné.

L'étude de l'ISI pour la science au Canada classe l'astronomie canadienne au premier rang mondial. Les résultats de cet indice de citation se trouvent à http://in-cites.com/countries/canada_2005.html. Cette étude s'est penchée sur la productivité et l'impact de la science canadienne au cours des 10 dernières années. L'impact véritable d'une recherche scientifique n'est souvent atteint que plusieurs années après sa publication. Veuillez noter que l'astronomie est classée dans la rubrique "Space Science" par l'ISI.

L'ISI a aussi suivi la trace des chercheurs individuels les plus souvent cités, les "supervedettes de la science". L'ISI a identifié les 250 scientifiques ayant le plus d'impact dans chacune des 21 catégories de l'enquête. Ici aussi, l'astronomie canadienne figure avantageusement dans ce classement. Des 154 chercheurs canadiens appartenant à la catégorie des supervedettes selon l'ISI, 11 sont des astronomes. Il s'agit d'un nombre remarquablement élevé compte tenu que la taille de la communauté astronomique canadienne est plutôt modeste. Les astronomes canadiens les plus cités sont:

Le site web des chercheurs les plus cités selon l'ISI se trouve à http://www.isihighlycited.com/

Les télescopes canadiens à l'extérieur du pays sont parmi les plus puissants au monde. Ces télescopes sont le Télescope Canada-France-Hawaii (TCFH), l'Observatoire Gemini, et le Télescope James Clerk Maxwell (TJCM). Le TCFH et Gemini sont des télescopes qui opèrent dans le domaine de la lumière visible tandis que le TJCM est un radiotélescope dans le domaine des hautes fréquences.

Un guide résumant les grandes lignes du sondage à grands décalages vers le rouge du TCFH (Canada-France-Hawaii Redshift Survey), une recherche pionnière du TCFH dans les années 1990, est disponible à l'adresse suivante: "Lifting the veil on a younger Universe"

Le sondage profond de Gemini (Gemini Deep Deep Survey) à étudié la formation des galaxies dans l'Univers lointain et a montré, de manière surprenante, que les grandes galaxies existent depuis plus longtemps que les chercheurs l'imaginent.

Des informations supplémentaires sur le Plan à long terme (PLT) pour l'astronomie canadienne sont disponibles sur le site web de la Société canadienne d'astronomie: http://www.casca.ca/lrp/. La revision à mi-parcours, complétée cette année, est disponible ici (Attention: il s'agit d'un document en format pdf - vous aurez besoin de Adobe Acrobat reader que vous pouvez télécharger ici).

Le PLT et la revision de mi-parcours, décrivent les projets que tous les astronomes du pays considèrent essentiels. La plus haute priorité du PLT est d'assurer la participation financière du Canada, à hauteur de 25%, dans un télescope de 30m de diamètre (TMT), un projet actuellement en phase de design et de développement. Le Canada, assuré d'une participation de 25% dans la phase actuelle du projet, est à la recherche de partenaires pour le financement et la construction du plus grand télescope au monde.
Le Canada mène aussi le développement dun des concepts possibles pour le 'Réseau d'un kilomètre carré' (SKA), un radiotélescope à venir qui sera utilisé par tous les radioastronomes du monde. Le concept canadien pour les réflecteurs "Canadian Large Adaptive Reflector (LAR)" est l'un des nombreux designs en compétition pour ce qui deviendra le plus grand radiotélescope du monde en 2020.