Un astronome du Conseil national de recherches du Canada fait partie de l'équipe qui a découvert de nouvelles lunes

Le 13 janvier 2003, Ottawa (Ontario) -

Une équipe d'astronomes dirigée par J.J. Kavelaars du Conseil national de recherches du Canada (CNRC) et Matthew Holman du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian ont découvert trois nouvelles lunes de la planète Neptune. Cette découverte porte à onze le nombre de satellites connus de cette géante planète gazeuse. Ces lunes sont les premières à être découvertes autour de Neptune depuis le vol de Voyager II en 1989, et les premières découvertes à partir du sol terrestre depuis 1949.

Il semble maintenant que la population de satellites irrégulière de la planète géante serait attribuable à une collision entre une ancienne lune et une comète ou un astéroïde. "Lors de ces collisions, une partie de la lune mère originale est éjectée et produit une famille de satellite, " a affirmé M. Kavelaars. "Ce sont précisément ces familles que nous découvrons. "

L'équipe ayant fait la découverte de ces nouveaux satellites de la planète Neptune est composée de Holman et Kavelaars, l'étudiant diplômé Tommy Grav de l'Université d'Oslo et du Centre d'astrophysique Harvard-Smithsonian, et les étudiants du premier cycle Wesley Fraser et Dan Milisavljevic, de l'Université McMaster à Hamilton (Ontario, Canada).

Les nouveaux satellites étaient difficiles à détecter parce que leur diamètre n'est que de 30 ou 40 kilomètres. Leur petite grandeur et distance du soleil font que leur magnitude n'est pas plus que 25, soit environ 100 millions fois moins intense que ce que l'on peut voir à l'oeil nu.

Holman et Kavelaars ont utilisé une technique novatrice pour trouver ces nouvelles lunes. À l'aide du télescope Blanco de 4,0 m de l'Observatoire interaméricain Cerro Tololo, au Chili, et du télescope Canada-France-Hawaii de 3,6 m, à Hawaii, ils ont photographié à maintes reprises le ciel entourant la planète Neptune. Après avoir tracé numériquement le déplacement de la planète dans le ciel, ils ont ajouté plusieurs photographies prises isolément pour augmenter le signal laissé par les objets faiblement lumineux. Étant donné qu'ils ont suivi le mouvement de la planète, les étoiles se sont manifestées sous forme de raies dans l'image combinée finale, tandis que les lunes se sont manifestées sous forme de points de lumière.

"Ces découvertes exigent des observations laborieuses et soigneuses, et seront traitées en profondeur dans les nouveaux manuels d'astronomie" , a affirmé M. Arthur Carty, président du CNRC. "Elles constituent un modèle des efforts internationaux qui étayent un si grand nombre de réussites de l'astronomie moderne."

L'Observatoire interaméricain Cerro Tololo, situé à La Serena (Chili), fait partie de l'Observatoire national d'astronomie optique, qui est exploité par l'Association of Universities for Research in Astronomy, inc., dans le cadre d'un accord avec la National Science Foundation.

Le télescope Canada-France-Hawaii est exploité dans le cadre d'un accord entre le Conseil national de recherches du Canada, le Centre national de la recherche scientifique de la France, et l'Université d'Hawaii.

Reconnu partout dans le monde pour ses recherches et ses innovations, le Conseil national de recherches du Canadal (CNRC) est un chef de file dans le développement d'une économie novatrice fondée sur le savoir pour le Canada au moyen des sciences et de la technologie.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web du CNRC à l'adresse
http://www.nrc-cnrc.gc.ca

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Relations avec les médias
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M. J.J. Kavelaars, Ph.D. 
Institut Herzgerg d'astrophysique 
Conseil national de recherches du Canada
Tél. : (250) 363-8694
Courriel : JJ.Kavelaars@nrc-cnrc.gc.ca
 

Information technique:

Les chercheurs font un suivi observationel, pour mieux définir les paramètres des orbites des nouvelles lunes, utilisant des prédictions orbitales faites par Brian Marsden (directeur du Minor Planet Center à Cambridge, Mass.) et Robert Jacobson (Jet Propulsion Lab.).

Des observations supplémentaires ont été faites avec le télescope de 5m Hale au Mont Palomar et le VLT Européen au Chili, par l'équipe suivante : Brett Gladman (University of British Columbia, Canada). Jean-Marc Petit, Philippe Rousselot, et Olivier Mousis (Observatoire de Besançon, France), Philip Nicholson et Valerio Carruba (Cornell University). Ils ont aussi iutilisé un suivi orbital avec le Télescope Optique Nordique à La Palma, Espagne.